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Science-fiction

Cap Liberté

Nota : La création de ce troisième et dernier volet des aventures de Pixie a été rendue possible grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec.

2085 : bien que l’astrogouvernement Union ait été défait, l’ombre du totalitarisme plane de plus belle sur la liberté et la vie privée des citoyens du Système solaire. Comme par le passé, Pixie n’hésite pas à dénoncer les discours trompeurs et les tactiques déloyales de la Nouvelle Alliance. Mais devant l’hostilité qu’on affiche à son égard, il n’a d’autre choix que de se retirer dans un endroit qu’il surnomme Cap Liberté. Rejetant l’apport de la technologie, il tente d’apprivoiser l’environnement encore fragile de la planète bleue grâce aux connaissances des Anciens. Cap Liberté est le troisième et dernier volet des aventures de Pixie, que l’on a pu découvrir dans Paradigme 87 et Les Mutants de l'Éden.

Critiques

« Un roman de science-fiction dans lequel sont exposées des réflexions philosophiques et politiques inspirantes sur la liberté et la protection de l’environnement. »
- Services documentaires multimédia, no SDM A810578

« Le récit offre [...] une écriture soutenue, bien maîtrisée, qui ne tombe jamais dans la simplicité, et l’histoire reste bien intéressante. Voici donc un roman, voire une trilogie, qui peut être fort intéressante à étudier en classe. »
- Lurelu, Automne 2008, Volume 31, Numéro 2

Commentaires de l’auteure

Avec ce projet de roman d’anticipation, je souhaitais conclure les aventures de mon héros Pixie. Ce projet s’inscrit donc tout naturellement dans le sillage des deux premiers et vise lui aussi à dénoncer le mauvais usage qu’on fait de la technologie et du sacrifice de notre liberté et de notre intimité au profit de la sécurité, ainsi qu’à leurs éventuelles répercussions dans le futur.

Grâce à ce troisième et dernier tome, je pousse plus loin la réflexion personnelle de mon héros sur la société. Cap Liberté fait encore une fois écho aux tenants et aux aboutissants du contrat social, à la place qu’occupent les marginaux qui osent penser différemment, à l’intégrisme de certaines doctrines politiques et économiques comme la globalisation, au mauvais usage de la technologie, à la manipulation des masses au profit de la sécurité publique et au détriment de la vie privée, à l’engagement individuel et social concernant la protection de l’environnement.

Ces thèmes, présents dans les deux premiers tomes, poussent Pixie à se poser désormais d’autres questions. Ainsi, la véritable liberté existe-t-elle, ou n’est-elle qu’un concept idéologique, voire un leurre ? En est-il de même pour la création d’un monde parfait ? L’autoresponsabilisation des individus constitue-t-elle la solution à tous les maux ? Comment parvenir à convaincre les récalcitrants, les marginaux ? Par la force ou la non-violence ?

À l’ère de l’hyper efficacité, de la mondialisation, de l’uniformisation des cultures, des contrôles biométriques, du terrorisme physique et psychologique, de la précarisation de l’environnement et des épidémies, un tel monde pourrait-il exister ? Certains prétendent que les gestes posés aujourd’hui ont une conséquence dans le futur, et que celui-ci est déjà arrivé...

Alors que je participais à un salon du livre, un jeune garçon est venu me voir, me disant : « Ce que vous écrivez, ça risque vraiment d’arriver si on ne fait pas attention ! » Les romans d’anticipation destinés aux jeunes ne foisonnent pas. Pourtant, grâce à la fiction, je crois qu’il s’agit là d’un excellent moyen de les sensibiliser et de les responsabiliser en tant que citoyen et futur décideur. Les questions soulevées par les aventures de Pixie peuvent aisément être reprises et discutées en classe, à la maison et même entre amis.

Curiosités

FUTUROPOLIS

Principes essentiels de la cité du futur

La Nature est la grande souveraine du Monde. Les citoyens et leurs gouvernements doivent la respecter en tout temps, puisque c’est elle et elle seule qui leur permet d’être, d’exister et de créer.

Chaque décision personnelle ou politique doit d’abord et avant tout tenir compte des intérêts de la Nature.

Une loi suprême régit l’ensemble des principes envers la Nature : Ne prélever de l’environnement que ce qui est strictement nécessaire à la survie du peuple, et non pas ce qui commande le luxe ou les profits des industries.

En honorant la Nature, le citoyen s’honore lui-même et honore ceux qui l’entourent. C’est là la marque ultime du patriotisme. Et notre seule et unique patrie, c’est la Nature.

Quelle que soit la forme des gouvernements, ils ne doivent pas agir en tant que surveillant ou police du peuple; ils doivent permettre à chaque citoyen de prendre ses responsabilités et non de les asservir; ils doivent obtenir le consentement préalable du peuple pour agir et lui permettre de s’exprimer le plus souvent possible.

Une loi suprême régit l’ensemble des principes des citoyens envers eux-mêmes : chacun a le devoir de rechercher la paix et l’harmonie, de ne commettre aucun geste ou de ne dire aucune parole offensante envers ses concitoyens, de s’efforcer que les autres n’aient pas de motif raisonnable de lui reprocher tout manquement aux principes de Futuropolis, de reconnaître l’autre comme son égal.

Les fruits de la Nature doivent se partager de façon équitable entre tous les citoyens, puisque ceux-ci sont égaux, et de façon à ne pas encourager la surexploitation, ni à affaiblir indûment celle qui nous accueille.

Ces principes sont jugés essentiels, car s’ils n’étaient pas respectés, l’équilibre précaire de la Nature souveraine et des liens qui unissent les citoyens menacerait d’être rompu, comme il a déjà failli l’être par le passé...

Extrait de Cap Liberté (2008)


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